Dysplasie de Hanche #4 : Semaine #1 post-opératoire

Déjà une semaine que j’ai été opéré ! Le temps passe à une vitesse… Voici le journal de bord que j’ai tenu sur ces premiers jours, concernant les suite de l’opération, les bilans, les douleurs mais aussi les (touts petits) progrès et le fameux retour à la maison !

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Week-1_post-op_2-1Jeudi 19 Novembre 2015 : J+1 post-opératoire
Première nuit atroce, rythmée de réveils tous les 30 minutes… Je ne me suis pas du tout reposée, du coup on me donne des comprimés pour la douleur au réveil. Mon chirurgien passe me voir pour contrôler son travail, il trouve que tout va bien, ça me rassure. Par contre je lui dis que je ne supporte pas la morphine, du coup il me propose de la cortioïde mais c’est à l’anesthésiste de me faire l’ordonnance. On me fait encore une prise de sang, me prend la température et la tension (qui est enfin remonté à 10, ce n’est pas parfait mais c’est déjà mieux que le 8 d’hier). Les infirmières me donnent également des antibiotiques afin de prévenir une éventuelle infection.
Je reçois également la visite de l’anesthésiste qui va essayer de me donner de la morphine et de l’anti-vomitif, j’ai la tête qui tourne beaucoup mais au moins pas de nausées.
Mon papa et ma soeur viennent me voir, ça me fait plaisir de voir un peu de monde. Par contre, je dois rester complètement couchée car je ne supporte même pas la position semi-assise qui me fait tourner la tête.

Week-1_post-op_2-4Vendredi 20 Novembre 2015 : J+2 post-opératoire
A nouveau une mauvaise nuit à cause des nausées, on ne me donne pas des médicaments suffisamment forts (les meme que la veille qui marchaient bien) et ca commence fortement à m’énerver, je n’en peux plus du manque de sommeil, je craque.
L’infirmière m’enlève le redon de sang qui sort de ma cuisse, c’est très douloureux surtout qu’il y avait bien une trentenaire de centimètres à l’intérieur, mais la douleur passe peu à peu. Elle en profite aussi pour refaire mon pansement.
La kiné me visite afin d’essayer de me lever (au moins pour changer le drap du lit). Elle est adorable, douce et très patiente. Mais je fais un malaise (je n’ai pas touché à mon petit-déjeuner et la veille je n’ai mangé que le potage du repas). C’est le jour le plus compliqué psychologiquement et physiquement, je n’arrête pas de pleurer à cause de l’épuisement et de la douleur.
L’anesthésiste repasse pour ENFIN secouer les infirmières car je souffre beaucoup trop ! Depuis que je suis là, c’est limite si je n’ai eu que du doliprane pour la douleur, un peu léger vu l’intervention que j’ai subit, d’elles-même elles ne me donnent pas de morphine alors qu’elles voient que je souffre le martyr… Donc rebelotte pour le duo gagnant anti-vomitif + morphine, enfin je suis soulagée ! Et j’ai demandé des somnifères pour dormir une vraie nuit car les deux dernières étaient atroces… Je mange peu le soir, regarde un peu de télévision avant de m’effondrer de fatigue.

Week-1_post-op_2-3Samedi 21 Novembre 2015 : J+3 post-opératoire
La nuit a été plus paisible que les autres mais je me suis réveillée quand même trois fois (dont une pour demander des anti-douleurs). L’appétit revient tout doucement ainsi que les premiers progrès. J’arrive maintenant à être semi-assise sans avoir la tête qui tourne. A nouveau une prise de sang (comme chaque matinée de mon hospitalisation au final).
Une aide-soignante fait ma toilette et me retire les bas un moment, ça soulage tellement ! Depuis le début j’ai seulement un coussin sous le genou de la jambe malade, mon talon me fait tellement souffrir vu qu’il est en contact constant avec le matelas… Cela peut sembler être un détail, mais c’est vraiment très douloureux.
Je rencontre la kiné du week-end (aussi gentille et douce que la première, elles sont vraiment adorable) arrive pour retenter de me mettre debout. Avec un peu de difficulté je parvins à faire deux ou trois pas avec le déambulateur, mais je finis par avoir la tête qui tourne et les oreilles qui sifflent (signes d’un malaise) je voulais aller un peu plus loin mais la kiné est catégorique, si je ressens cela je dois immédiatement arrêter. Pour me remettre de cela on me donne de Lacupan mais il me donnée l’envie de dormir puis de vomir donc pas de déjeuner…
Je me repose et reçois la visite de mes parents et d’une amie. Avant de dormir, l’infirmière (qui m’a dit n’importe quoi sur la pilule et la sonde urinaire la veille, je vous le racontais ici) m’annonce que je devrais partir dès le lendemain matin alors que j’ai toujours ma sonde urinaire (je n’ai jamais fait pipi seule), je n’ai pas fait ma radio de contrôle (ce à quoi elle me répond « Tant pis, c’est vous qui l’aviez refusé. » Pardon ?!), je n’arrive toujours pas à me lever (ce qui, à J+3 est normal). Je panique totalement et envoie un mail à mon chirurgien pour lui raconter. Il m’avait dit lors de la première consultation que je passerai 5 jours à l’hôpital donc c’est pour cela que je ne comprend pas pourquoi on me met dehors aussi tôt… En tout cas, je refuse catégoriquement de partir.

Week-1_post-op_2-5Dimanche 22 Novembre 2015 : J+4 post-opératoire
On essaie toujours de me faire partir, et je refuse toujours. La même infirmière me dit que si je reste, le chirurgien va « se fâcher ». Elle me dit qu’elle va l’appeler, pas de problème, j’attends. Entre-temps je reçois une réponse au mail (envoyé la veille) de ce chirurgien qui me dit qu’il n’y a aucun problème à ce que je reste jusqu’à Lundi et qu’il passerait me voir. L’infirmière revient toute gentille en me disant que c’est bon, elle n’arrête plus de me lécher les bottes ! Du grand n’importe quoi… Qu’importe j’en profite pour me reposer.
Visite de la kiné, je vais aux toilettes avec elle en fauteuil roulant et j’arrive à faire pipi seule, à nouveau une petite victoire. Je prend mes marques avec le déambulateur et montre mes prouesses à mes parents. Je vois également deux amis qui passent me faire un coucou. La radio de contrôle est prévu pour le lendemain.
Petite astuce que j’ai trouvé entre-temps : les perches à selfie sont très utilises pour attraper ou rapprocher des objets, la mienne m’a vraiment bien servie !

Week-1_post-op_2-6Lundi 23 Novembre 2015 : J+5 post-opératoire
Jour de sortiiiiie ! Allélouia !
Ayant pris la confiance la veille avec mon déambulateur, j’ai bougé un peu partout dans ma chambre, je me rend compte que j’ai trop forcé, du coup j’ai du mal à me lever, je fais des malaises… La kiné m’a dit de ne jamais trop forcé même si j’avais la forme car je finirai par le payer le lendemain. Du coup je mange une banane malgré les nausées pour m’apporter un peu de sucre et j’arrive enfin à aller aux toilettes pour l’analyse d’urines.
La kiné est passée, elle me rappelle de ne pas trop forcer et me donne les objectifs pour dans 6 semaines (pouvoir tendre les jambes le plus possible étant debout et écraser mon genou contre le matelas). Je vais aussi louer un déambulateur car je trouve que c’est plus pratique que les béquilles.
Je fais la radio de contrôle juste avant de sortir. Impossible de la faire debout du coup les infirmiers s’adapteront pour me la faire couchée.
Le retour en ambulance se passe plutôt bien malgré quelques douleurs sur la route (la fin du trajet particulièrement pénible). Les ambulanciers arrivent non sans mal à me monter au 2ème étage de ma maison, ENFIN je retrouve mon lit ! J’avais tout prévu pour avoir ce dont j’avais besoin à disposition donc tout est déjà prêt. J’allume mon ordinateur, met un film en fond et je m’assoupis. Je dois absolument m’occuper de mon arrêt de travail car la clinique me la fait trop tôt et si je ne l’envoie pas sur le champs, je serai hors délais… Ma mère m’apporte à manger et me fait la toilette, et enfin je me couche après cette longue journée.

Mardi 24 Novembre 2015 : J+6 post-opératoire
Première journée complète à la maison, je commence à prendre mes marques. Il me manque encore un peu de matériel médical afin de me faciliter la vie mais on fait sans. Je ne me réveille qu’une seule fois la nuit et juste pour faire pipi, la douleur est gênante mais avec les médicaments ça passe plutôt bien. Je ne peux rien faire de transcendant car je m’endors très rapidement (je pense que je n’ai pas encore totalement évacuer l’anethésie générale, mon médecin m’a dit que ça mettrait une semaine, et qui plus est, comme je vous ai raconté ici, la dose était vraiment forte). Du coup je regarde des films/séries. Une amie infirmière vient m’expliquer comment faire les injections de Lovenox seule afin que je sois encore plus indépendante. Je reçois le déambulateur le soir et, pour la première fois de l’opération, j’arrive à avancer ma jambe malade de quelques centimètres sans la faire trainer !!! C’est une petite victoire mais je suis tellement heureuse !

Mercredi 25 Novembre 2015 : J+7 post opératoire
Une bonne nuit de passée, je pense que j’ai trouvé la position où je suis le plus confortable. Un coussin d’allaitement sous les genoux et un autre sous les chevilles comme ça mes talons ne frottent plus sur le matelas. J’ai encore pas mal de fourmis aux pieds (à cause des bas de contention) mais je revis quand même ! Ma mère me masse les pieds une fois par jour, ça me soulage vraiment !
J’ai fait ma première injection seule, cela ne fait pas mal c’est juste un peu désagréable et impressionnant donc je vais toute me les faire moi-même (je préfère ça que de recevoir la visite d’une infirmière tous les jours pendant 45 jours).
Je contacte mon chirurgien pour avoir des nouvelles de ma radio de contrôle, il n’a pas perdu son sens de l’humour « Votre radio est splendide ! Bon d’accord j’exagère, mais l’important : la correction est bonne ! ». Ouf, une petite épine en moins au pied.

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